Smithsonite - Encyclopédie

Smithsonite en cristaux de Berg Aukas, Namibie

    Classe : Carbonates, nitrates, borates
    Sous-classe : Carbonates anhydres
    Système cristallin : Rhomboédrique
    Chimie : ZnCO3
    Abondance : Fréquent

La smithsonite est l'un des minéraux d'oxydation des gisements de zinc les plus communs. Elle est particulièrement abondante en milieu carbonaté. Elle doit son nom au chimiste et minéralogiste britannique James Smithson (1754-1829), fondateur de la Smithsonian Institution de Washington. La smithsonite se présente habituellement en masses concrétionnées ou stalactitiques, parfois fibroradiées, à surface mamelonnée ou hérissée de petits pointements cristallins. Ces masses sont fréquemment colorées en brun-rougeâtre par la goethite, et creusées de cavités ce qui leur confère un aspect peu caractéristique et ne facilite pas l'identification. La smithsonite pure est naturellement incolore, mais la substitution partielle du zinc par de nombreux métaux (jusqu'à 20% de fer, 9% de manganèse, 6% de cuivre, etc...) entraîne de fortes variations de couleurs ; ainsi, elle peut être brune à brun-jaune avec le fer, bleu à bleu-vert avec le cuivre, plus rarement rose avec le cobalt ; les micro-inclusions de greenockite la colore en jaune. Les cristaux sont rares, le plus souvent rhomboédriques ou scalénoédriques. Inaltérable, la smithsonite reste en saillie au sommet des gisements de zinc et constitue donc un excellent guide de prospection. Elle reste un minerai de zinc parfois important. Elle est recherchée des collectionneurs de minéraux et peut constituer une pierre ornementale intéressante, parfois aussi utilisée en joaillerie.

Cristal jaune de smithsonite de Tsumeb Mine, Namibie
Smithsonite taillée de 2,78 ct de Sardaigne, Italie
Cupro-smithsonite de Tsumeb Mine, Namibie
Cupro-smithsonite de Tsumeb Mine, Namibie

La smithsonite dans le Monde

De superbes cristaux rhomboédriques de 10 cm et scalénoédrique de 5 cm jaunâtres transparents, verts, ou roses, ont été decouverts à Abenab et Tsumeb (Namibie). Le grand gisement australien de Broken Hill a produit de remarquable cristaux bleu-vert de 3 cm, de grands cristaux jaunâtres et des amas botryoïdaux. La smithsonite mamelonnée (botryoïdale) constitue de très esthétiques spécimens de couleurs bleu à verte à la mine Kelly (Nouveau-Mexique) où elle fut exploitée comme minrai de zinc. Le Mexique (Mine de Santa Eulalia et de Choix) a également fourni des stalactites dépassants les 25 cm et des masses de teintes très variées. En Europe les mines grecques du Laurion sont célèbres pour leurs belles incrustations bleues à vertes.

La smithsonite en France

En France, la smithsonite est présente en micro-cristallisations en de très nombreuses localités. La "mine bleue" de Chessy (Rhône) a produit des cristaux rhomboédriques vert pomme très brillants de plusieurs centimètres qui était réputés comme les meilleurs au Monde avant la découverte de ceux de Tsumeb.

Les macles et cristallisations spéciales

Pas de macle connue pour cette espèce. De par sa gîtologie, la smithsonite peut se retrouver associée à certains fossiles ; en Santa Eulalia au Mexique, elle peut partiellement transformer des bivalves.

Les faux et arnaques

Pas de faux recensé pour cette espèce.



Dureté : 4 à 4,5
Densité : 4,42
Cassure : Irrégulière à sub-comchoïdale
Trace : Blanche




TP : Translucide à transparent
IR : 1,619 à 1,850
Biréfringence : 0,223 à 0,227
Caractère optique : Uniaxe -
Pléochroïsme : Faible
Fluorescence : Blanc, bleu ou vert pâle


Solubilité : Acides

Magnétisme : Aucun
Radioactivité : Aucune