Chrysocolle - Encyclopédie

Chrysocolle du Congo

    Classe : Silicates
    Sous-classe : Phyllosilicates
    Système cristallin : Orthorhombique
    Chimie : CuSiO3.2H2O
    Abondance : Fréquent

La chrysocolle est un silicate secondaire qui se rencontre dans la zone d'oxydation des gisements de cuivre. C'est le silicate de cuivre le plus commun, il peut contenir jusqu'à 9% d'eau. Elle doit son nom au grec khrusos (or) et kolla (colle), car ce minéral était autrefois employé pour la soudure de l'or. Elle se présente généralement en masses cryptocristallines concrétionnées stalactitiformes à informes, en enduits terreux ou en incrustations, adoptant quelques fois un aspect d'opale ou d'émail. Les cristaux sont très rares, de forme aciculaire. La chrysocolle présente des teintes s'étalant dans toute la gamme de verts et de bleus, possède un éclat vitreux, porcelané ou terreux et une cassure conchoïdale typique. Sa densité est variable à cause de fréquents mélanges avec de l'opale et d'autres silicates, phosphates ou oxydes de cuivre. Outre leur rôle occasionnel comme minerai de cuivre (Nijni Taguil en Russie, Arizona, Boleo au Mexique), les chrysocolles veinées ou rubanées, particulièrement esthétiques ont un usage comme pierres fines ou pierres ornementales, dans ce cas elle est souvent intimement mêlée à la calcédoine, qui lui confère une dureté suffisante pour la taille et à la malachite et l'azurite qui renforce sa coloration.

Cabochon de chrysocolle
Chrysocolle en cabochon poire de 46,25 ct du Pérou
Cabochon de chrysocolle
Chrysocolle en cabochon poire de 63,00 ct
Cabochon de chrysocolle
Chrysocolle et malachite en cabochon de 48,90 ct
Cabochon de chrysocolle
Chrysocolle et azurite en cabochons de 34,00 ct

La chrysocolle dans le Monde

Les plus beaux échantillons de chrysocolle sont des masses concrétionnées décimétriques d'une éclatante couleur bleue en provenance des gisements de cuivre du Katanga (République Démocratique du Congo) : Kakanda, Kambove et Likasi principalement. Les gisements de cuivre d'Arizona ont également fourni de superbes échantillons, souvent des pseudomorphoses : les mines Ray (Superior) et San Manuel (Tiger) sont célèbres pour leur pseudomorphoses d'epsomite groupés en touffes de 5 cm, et leur masses décimétriques exploitées comme minerai de cuivre ; la mine de Bagdad près de Prescott et de Tuspiration près de Miami ont livré de magnifique pseudomorphoses d'azurite en chrysocolle. Les grands gisements de cuivre du Chili (Chuquicamata, Farola) ont toujours des zones riches en chrysocolle. De bons spécimens proviennent aussi d'Italie (Île d'Elbe en Toscane et district d'Iglesias en Sardaigne).

La chrysocolle en France

En France, on retrouve la chrysocolle de manière anecdotique. Elle est signalée au Crozet (Loire), à Lantignié, Longefay, Chessy et Propières (Rhône), à Argentolle et aux Molérats (Saône-et-Loire) ou encore à Montroc dans le Tarn.

Les macles et cristallisations spéciales

La chrysocolle peut pseudomorphoser d'autres espèce comme la malachite ou l'azurite.

Les faux et arnaques

Certaines pierres polies ou certains nodules de magnésites ou autres peuvent être enduit de résine verte et vendus pour de la chrysocolle bien que ces pratiques soient plutôt destinées à imiter la turquoise...



Dureté : 2,5 à 3,5
Densité : 1,9 à 2,4
Cassure : Irrégulière à conchoïdale
Trace : Verte




TP : Opaque à translucide
IR : 1,575 à 1,635
Biréfringence : 0,023 à 0,050
Caractère optique : Biaxe -
Pléochroïsme : -
Fluorescence : Aucune


Solubilité : Acide chlorhydrique

Magnétisme : Aucun
Radioactivité : Aucune